Destination USA #5

Destination USA #5

Un semestre aux Etats-Unis : la vraie vie de campus à l’américaine

Sac à dos sur l’épaule, Dancing With Myself dans les oreilles, campus en briques rouges, grand soleil,  vertes pelouses… Croyez-le ou non, cela n’existe pas que dans les films. Retour sur mon semestre à l’université de Richmond, Virginie.

La University of Richmond est une petite université privée sur la côte Est des Etats-Unis, à 150 km au sud de Washington DC. Qui dit « privé » dit frais de scolarité très élevés (aux alentours des 70 000$ l’année), mais aussi beaucoup de moyens, d’infrastructures sportives et une grande qualité d’enseignement. L’Université Paris-Dauphine dispose d’un partenariat avec Richmond, l’occasion unique de vivre une vraie expérience de campus à l’américaine… à prix français.

 

Manger à volonté

Le Dining Hall, ou « Dhall », comme on le surnomme, est l’immense cafétéria du campus. On y va autant de fois qu’on veut et on mange autant qu’on veut. L’Université de Richmond est très réputée pour ses pâtisseries. Evidemment, celles-ci sont placées en tout premier, de sorte que ce soit la première chose que l’on voit en entrant, et aussi la dernière. Au Dhall, vous pouvez manger très équilibré (il y a un grand bar à salade, des fruits et des légumes), comme très, très gras et sucré. A vous de choisir et d’être fort mentalement.

Ma recommandation : les mozzarella sticks (quand il y en a, il faut courir).

Comme si ça ne suffisait pas, on vous fournit 800 « dining dollars » à dépenser sur les divers restaurants et cafés du campus. On se fait plaisir en Starbucks, M&Ms, cookie dough et autres diableries. Je déconseille l’abus de frappucino au caramel.

 

Aller à la salle pour déculpabiliser

Etendue sur deux étages, la salle de sport du campus comprend une piscine, deux saunas, une piste de course intérieure, trois terrains de baskets, des centaines de machines, des dizaines de cours et j’en passe… Pas besoin d’amener sa serviette, tout est fourni. Même les plus asportifs prennent du plaisir à y aller (j’en fais partie).

Le campus offre aussi d’autres installations accessibles librement ou en club : courts de tennis, terrains de football, baseball et lacrosse. Il y a même une équipe de Quidditch.

Le début du Spring Semester est rythmé par les compétitions interuniversitaires de basketball, qui donnent à chaque fois lieu à un vrai show à l’américaine : hymne américain, cheerleaders, fanfare, mascotte (l’araignée est l’emblème de l’université), jeux de mi-temps…

Match de basket

Aller en cours totalement déstressé

J’ai choisi quatre cours, répartis sur deux jours : Marketing, Finance, All About America et Excel. Avant chaque cours de marketing, quelques minutes de méditation. Ici, la place accordée à l’individu est bien plus grande. On ne vous dira jamais « Non, c’est faux, tu as tort », sans plus d’explication, comme on peut le voir en France. La priorité est donnée aux travaux de groupe et à la participation orale. Le cours de finance est un peu plus traditionnel, mais ayant fait maths fi et finance au premier semestre à Dauphine, c’est assez simple.

La notation est plus généreuse, mais obtenir un « A » est la norme pour la plupart des étudiants, qui tirent la tronche quand ils ont un « A – ».  Ça change de Dauphine, où on est heureux d’avoir 10.

Faire la fête

Vous avez probablement déjà entendu parler des fraternités, de leurs noms grecs à tomber par terre (Alpha Kappa Lambda, Sigma Phi Epsilon…) et surtout… de leurs fêtes. Tous les vendredis soir se tiennent les « lodges » dans les maisons des fraternités réunies en bordure du campus, réservées en réalité uniquement à l’objectif de faire la fête. Si vous êtes une fille, pas de souci pour rentrer. Si vous êtes un mec, à moins de faire partie de la fraternité… c’est malheureusement plus compliqué.

Les opportunités de faire la fête en dehors du campus sont néanmoins limitées, surtout si l’on a moins de 21 ans. De plus, aux Etats-Unis, la plupart des boîtes ferment à 2 heures du matin.

Voyager, rencontrer, progresser

Le but d’un échange, avant toute chose, c’est de découvrir une autre culture, un autre pays, de progresser dans une langue étrangère et de faire des rencontres. J’étais la seule étudiante de Dauphine à Richmond ce semestre et presque la seule française, mais cela ne m’a jamais dérangée. J’ai noué des amitiés avec des gens de toutes nationalités : Japon, Hong-Kong, Taïwan, Corée, Philippines, Autriche, Irlande, Suède et j’en passe. J’ai voyagé avec certains d’entre eux à travers tous les Etats-Unis : New York, Miami, San Diego, Los Angeles, San Francisco, Chicago, Boston… J’ai aussi découvert la Virginie : Jamestown et Williamsburg, parmi les premières colonies américaines, Virginia Beach, une station balnéaire, les montagnes Appalaches, idéales pour des randonnées. S’il était plus difficile d’entrer en contact avec les américains, j’ai, je l’espère, construit des amitiés pour la vie à travers le monde.

Très clairement, j’ai vécu les meilleurs cinq mois de ma vie à Richmond, perdue au milieu de la forêt dans un coin paumé des Etats-Unis. Si je pouvais, je donnerais tout pour recommencer, encore et encore. Et si vous en avez l’opportunité, je n’ai qu’un conseil : foncez !

PS : N’hésitez pas à me contacter sur Facebook si vous avez plus de questions !

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Elisa Aidan, M1 Finance

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