A chaque niveau son année dauphinoise

Nous sommes presque 10 000 étudiants au sein de notre université : entre le DEGEAD 1 et le Master 2 des différences existent en termes de travail, de vie étudiante et ainsi de vision de Dauphine. Et si nous progressons au sein du même établissement, nos années se suivent mais ne se ressemblent pas.

 

Une année en DEGEAD avec Fleur Karkegi

La première année de DEGEAD est l’année de transition entre le lycée et le supérieur. Il faut s’adapter, changer ses habitudes de travail tout en découvrant un nouvel environnement. Presque toutes les matières sont nouvelles et il faut comprendre quelles sont les attentes des professeurs dans chacune d’elle. Une fois la phase de découverte terminée, il faut faire face tout au long de l’année à une montée de la charge de travail qui met plus d’un d’entre nous en difficulté. Moment fatidique : les premiers partiels de notre vie arrivent. Comment réagir ? Chacun sa stratégie.

La vie associative tente certains étudiants qui s’investissent et prennent beaucoup de plaisir dans un projet qui les a convaincus. On passe des entretiens comme dans un film américain et on se laisse prendre au jeu. La fin d’année arrive. On a l’impression que la rentrée était hier ; on se sent plus (ou moins) serein face aux partiels et on se pose déjà des questions sur notre orientation : gestion, droit, économie ou sciences sociales ? Mais en réalité on ne pense qu’à une chose : les vacances les plus longues que l’on n’ait jamais eu jusqu’à présent ! Et avec elles vient un dernier choix à faire : un stage, un job d’été ou juste buller ?

 

Une année en L3 MIAGE en apprentissage avec Victor Chen

La licence MIAGE en apprentissage, une des poursuites possibles des deux premières années de MIDO, permet d’allier les théories apprises à l’école à la pratique en entreprise. Il s’agit d’une classe constituée d’étudiants venus de tous les horizons : anciens Dauphinois, Cartésiens, étudiants de Diderot… ce qui en fait son exotisme. Une fois sélectionné dans cette filière, première chose à faire : trouver sa mission pour l’année. Les premières questions se posent alors : comment trouver s’il s’agit de notre première expérience professionnelle ? Et si nous en avons un peu ? Mes compétences sont-elles vraiment suffisantes pour trouver et réaliser ma mission ? Heureusement, Dauphine est constituée d’un réseau professionnel complet composé d’entreprises de tous les domaines d’activités possibles : banque, assurance, institutions privées, start-ups… pour que chacun y trouve son compte. En réalité, il y a même plus d’offres que de demandes. Et nos maîtres d’apprentissage sont conscients que nous sommes apprentis et nous font progresser tout au long de l’année en nous sollicitant sur divers projets. Cependant, effectuer cette année en alternance demande une forte rigueur ainsi qu’une bonne organisation, surtout quand vous êtes un nouvel étudiant dauphinois. Il faut s’adapter au nouveau rythme de travail et à notre nouvelle vie estudiantine.

L’année est longue : elle commence début septembre et ne se termine que début juillet. Les vacances scolaires ? On peut également les exclure de nos calendriers car ces périodes sont maintenant consacrées au travail en entreprise. De plus, les attentes des enseignants ne sont pas moins importantes. Toutefois, il est tout à fait possible de réaliser cette année difficile tout en appartenant à une association Dauphinoise. Il faudra certes s’organiser mais il serait également dommage de passer à côté de l’expérience associative dauphinoise !

 

Une année en Master 1 avec Yannis Zitouni

Pour beaucoup, le master sonne la fin d’une vie passée à étudier – même s’il y a la possibilité de continuer sur un doctorat ou un mastère spécialisé. D’un côté, c’est une motivation, mais d’un autre, un moment nostalgique. En général, plus nous avançons dans les études, moins il est contraignant de réviser (même si on est loin de s’ennuyer en étudiant à Dauphine).

Pour la plupart des masters, l’année a été (et pour certains, est toujours) animée par la recherche de césure. La césure est généralement composée d’un an de stage, souvent réparti en deux stages de six mois – en fonction de la réglementation du pays – afin d’acquérir une expérience professionnelle nécessaire pour commencer à travailler dans certains domaines. Pour la première fois de sa vie, on quitte les chaises scolaires pour celles du milieu professionnel. Cependant, même lorsque l’on est issu d’une université prestigieuse telle que Dauphine, trouver un stage de césure est loin d’être une tâche aisée. Nos exigences conjuguées avec la forte demande de stages des étudiants rendent la recherche laborieuse lorsque notre seule expérience dans le domaine n’est que théorique.

En master, la vie associative est, pour beaucoup d’ancien d’assos, un vestige du passé et, pour les nouveaux dauphinois, quelque chose d’inconnu car souvent réservée à la jeunesse dauphinoise. Mais pour ceux qui sont quand même impliqués dans la vie associative, celle-ci leur permet de connaitre des étudiants de toutes les années et d’avoir un sentiment d’appartenance à Dauphine (3ème étage de la pyramide des besoins de Maslow).

Pour ma part, le Master 1 EIF a été l’année la plus enrichissante et intéressante intellectuellement.

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