Ils sont passés par Dauphine #2 : De Dauphine à l’ESCP

Chloé Darmon est étudiante en master 1 à l’ESCP. Ancienne Dauphinoise, elle a fait son DEGEAD avec CEJ puis une L3 en CCA avant d’intégrer la prestigieuse école de commerce via les admissions parallèles. Pour La Plume, elle revient sur son parcours.

pp facebookPourquoi vouloir faire les admissions parallèles ?

J’ai beaucoup hésité entre une classe prépa ECS à Saint-Jean de Passy et Dauphine. J’ai finalement choisi Dauphine mais j’ai vite été assez déçue par le contenu des cours et ai regretté d’avoir « fui » la solution la plus risquée et la plus exigeante. Passer les admissions parallèles s’est donc imposé comme un challenge personnel ! J’ai opté pour HEC et l’ESCP, les deux seules écoles recrutant à partir de la fin de la licence et que je considérais alors comme ayant une renommée nettement supérieure à Dauphine.

Entre les concours et Dauphine, comment as-tu réussi à gérer ton année de L3 ?

La L3 a été une année vraiment difficile. Mes amis inscrits en gestion étaient partis profiter six mois au Chili, en Argentine ou aux Etats-Unis, pendant que je préparais les concours, qui ne concernaient pas non plus les autres étudiants en CCA. Je me suis donc sentie assez seule dans mon projet, le premier semestre était dur moralement… Heureusement, je pouvais compter sur le soutient de ma famille. Par ailleurs, la charge de travail était vraiment très importante. Concilier les cours de L3 et la prépa n’a pas été simple, j’ai du faire des choix, hiérarchiser mes priorités. Finalement, il faut accepter de délaisser un peu Dauphine pour reporter du temps de travail sur la préparation des concours si c’est vraiment ce que l’on veut.

Quelle est selon toi la principale valeur ajoutée que Dauphine ta apportée ?

Dans un dossier ou à l’oral, que ce soit pour un entretien d’école ou de stage, Dauphine a une excellente image. Les jurys et les recruteurs aiment voir des Dauphinois, gardez-le en tête ! Il faut vendre sa formation dauphinoise : elle est excellente, beaucoup plus précise et poussée que celle que l’on reçoit en école. Par exemple, le programme de M1 à l’ESCP est très similaire au programme de L3 Gestion et CCA : je refais beaucoup de matières déjà étudiées l’année dernière, mais en moins précis et moins approfondi. Dauphine vous donne une vraie expertise, servez-vous en et vendez-là !

Passer de Dauphine à lESCP, quel changement ?

Les pizzas du Crous sont nettement moins bonnes… Sombre histoire… (rires). Plus sérieusement, la charge de travail est vraiment réduite par rapport à ce qui est demandé à Dauphine. L’emploi du temps s’organise presque plus autour de la partie extrascolaire : sorties, sport, associations, conférences et networking… Ce dernier est très important à l’ESCP, il faut connaître du monde et se faire connaître ! Le réseau des alumni est extrêmement développé et permet de décrocher des entretiens, des stages, voire des emplois. Par ailleurs, le parcours international est beaucoup plus flexible qu’à Dauphine : les élèves peuvent partir à leur guise sur les différents campus (Berlin, Madrid, Londres et Varsovie) au cours de leur scolarité puis en échange en M2. Je suis actuellement sur le campus de Londres après un premier semestre à Paris. Il y a également des doubles diplômes prestigieux, mais fortement sélectifs, comme celui en finance avec le MIT. Et à l’ESCP, aucune inquiétude pour les sélections en M2, il y a de la place pour tout le monde.

As-tu un conseil à donner aux dauphinois qui souhaitent tenter le coup ?

Foncez, tout le monde a ses chances ! J’étais loin d’être dans les meilleurs élèves de Dauphine, et je ne suis absolument pas la seule dans ce cas cette année à l’ESCP. C’est encore plus vrai pour l’EM Lyon et l’EDHEC qui regardent davantage l’université de provenance plutôt que les notes dans le détail. Pour préparer les concours, le travail et la motivation sont essentiels ! Ne vous leurrez pas : vous ne serez pas admis sur un coup de chance. Quand on vous demande de répondre à des questions très fastidieuses et ennuyeuses dans les dossiers, ne les bâclez pas, mûrissez les longtemps, et reformulez les des dizaines de fois si vous n’êtes pas convaincus de vous. Il faut aussi s’y prendre à l’avance pour le Tage Mage : le travailler deux voire trois mois n’est pas excessif.

Si vous aussi vous êtes intéressés par les admissions parallèles, n’hésitez pas à contacter Chloé qui répondra avec plaisir à vos questions ! 



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