Top 10 des champions barbus

Parfois symbole d’animalité, parfois de virilité, la barbe – ou la moustache - a toujours été présente dans le sport. Apparue par superstition, par volonté de différenciation, par paresse ou par esprit de contestation, elle ne met pourtant pas toujours en valeur celui qui la porte. Question de style.

 

10- Raymond Domenech

Avant de devenir l’entraîneur le plus détesté de France, Raymond Domenech était un footballeur professionnel. A moustache. Joueur sans grand talent, il s’est imposé au haut niveau grâce à ses qualités physiques et à sa hargne. Surnommé «le boucher» par  certains joueurs suite à plusieurs fautes très vilaines, il a transporté sa moustache de Lyon à Paris en passant par Strasbourg. Avant de la déplacer sur ses sourcils.

10 - Domenech

9- James Harden

Après trois ans au Thunder d’Oklahoma City, James Harden fait désormais le bonheur des Rockets de Houston. A le voir, on pourrait croire que le natif de LA s’approche de la trentaine. Il n’a en réalité que 23 ans. Il faut dire que l’arrière possède l’une des plus belles barbes de la NBA. « Elle nous rend tous jaloux » plaisantait d’ailleurs son ancien manager Sam Priesti en mai dernier. Plus que de provoquer la jalousie de ses coéquipiers, elle lui permet d’être à l’affiche de plusieurs publicités, mais également d’avoir une énorme cote de popularité, notamment en Espagne où ses fans n’hésitent pas à s’afficher avec de fausses barbes.

NBA: Boston Celtics at Oklahoma City Thunder

8- Rollie Fingers

Roland Glen Fingers, ou Rollie Fingers, restera à jamais l’un des meilleurs lanceurs de relève de l’histoire du baseball. Vainqueur de la Série mondiale à trois reprises (1972, 1973, 1974), joueur par excellence de la Ligue américaine en 1981, releveur de l’année en 1977, 1978, 1980 et 1981, élu au Temple de la renommée du baseball en 1992… D’Oakland à Milwaukee en passant par San Diego, Fingers a tout gagné. Mais on se souviendra surtout de lui pour sa légendaire moustache en guidon. Une moustache arborée en 1972 après un pari avec le propriétaire des Athletics Charles O. Finley qui avait offert un bonus de 300 dollars à tous les joueurs qui acceptaient de se laisser pousser les poils entre le nez et les lèvres. 40 ans plus tard, Fingers ne s’est toujours pas décidé à changer de style.

8 - Rollie Fingers

7- Paul Breitner

Une barbe à la hauteur du personnage. Immense footballeur des années 1970, Paul Breitner aurait pu, aurait dû avoir un palmarès encore plus important. Mais sa grande gueule l’en a empêché. Anticonformiste, celui qui se disait maoïste s’est mis à dos pas mal de gens au cours de sa carrière, la faute à un franc-parler trop poussé. Surnommé der Afro pour son apparence barbare, l’Allemand appréciait particulièrement le défi physique. Il faut dire que le bonhomme était plutôt résistant. Selon son ancien partenaire de sélection Harald Schumacher, il n’hésitait pas à se saoulait en pleine semaine de rassemblement. Ce qui ne l’empêchait pas d’être l’un des plus adroits le lendemain à l’entraînement.

7 - Paul Breitner

6- Sébastien Chabal

L’anesthésiste, Cartouche, Hannibal Lecter, l’animal, Attila, Seabass, The French Beast, Caveman… Ces surnoms plus ou moins flatteurs, Sébastien Chabal les doit à ses plaquages et à ses charges, notamment sur les Blacks Chris Masoe et Ali Williams, mais aussi et surtout à son apparence : cheveux longs, barbe imposante. Le mythe a commencé en 2007 lors du Mondial en France où le public grondait à chacune de ses apparitions. La «Chabalmania» a valu au barbu d’être élu sportif préféré des Français en 2009 et 2010. Alors même que sportivement parlant, il n’a jamais été une référence à son poste.

6 - Sébastien Chabal

5- Björn Borg

En 1976, Björn Borg, déjà vainqueur de deux de ses six Roland Garros, n’a encore jamais remporté Wimbledon. Quatre jours avant le début du Grand Chelem londonien, il décide de ne plus se raser jusqu’à ce qu’il se fasse éliminer. Evidemment, il remporte le tournoi. Superstitieux, «Iceborg» recommence ce rituel saison après saison dans la capitale anglaise. Il s’y impose à chaque fois jusqu’en 1981 où il s’incline en finale face à John McEnroe. Celui qui a pris sa retraite à 25 ans, car devenir numéro 2 mondial ne l’intéressait pas, a par la suite donné des idées à plusieurs joueurs parmi lesquels James Blake, Tim Henman, Andy Roddick et Robin Söderling.

5 - Bjorn Borg

4- Erik Lund

Chabal n’est pas le seul barbu du championnat de France. Moins connu que le joueur du LOU, Erik Lund est encore plus impressionnant. Crâne rasé, barbe de viking, le Norvégien fait peur à ses adversaires, comme en 2011 lorsqu’il s’accroche avec Mike Phillips qui détourne le regard au moment où il s’aperçoit qu’il fait face à l’imposant deuxième ligne. Mais pourquoi donc une telle barbe ? Tout simplement par superstition. Bon dernier avec Leeds en 2009, Erik Le Rouge et ses poils roux sont devenus les mascottes du club anglais. « On était dernier, on a commencé à gagner, raconte l’intéressé. Elle est devenue la barbe de la chance… »

4 - Erik Lund

3- Brett Keisel

Les fameuses barbes des play-offs. Cette tradition en hockey et en football américain est née aux Etats-Unis au début des années 1980, grâce – ou à cause – des Islanders de New York. Le principe ? Les joueurs des équipes qualifiées pour les phases finales de la Stanley Cup ou du Super Bowl ne se rasent plus tant qu’ils sont en course pour le titre. L’un des exemples les plus frappants de ces dernières années est celui de Brett Keisel qui arborait une barbe impressionnante la saison dernière. Les plus superstitieux diront que c’est grâce à elle que les Steelers de Pittsburgh ont accédé à la finale du Super Bowl en 2011. En tout cas, ils sont plus de 42 000 à en être fans sur facebook.

3 - Brett Keisel By Doug Pensinger

2- Sócrates

L’un des plus grands. Un toucher de velours, une classe hors du commun, un charisme fou, une vision du jeu parfaite, une dégaine inimitable, une certaine idée du football – la victoire par le jeu, toujours -, et une barbe révolutionnaire. Footballeur de génie, Sócrates était aussi un homme d’idées, cultivé, diplômé et politisé. Leader de la démocratie corinthiane en pleine dictature militaire, « le docteur » a toujours privilégié le collectif à l’individuel. Seul défaut du Brésilien, son amour de la cigarette et de l’alcool. Un dangereux penchant qui lui coûtera la vie, à seulement 57 ans. La barbe toujours fièrement portée.

2 - Socrates

1- Adam Kleeberger

S’il n’y en avait qu’une à retenir, ce serait celle-là. Imposante, bordélique, rousse, la barbe d’Adam Kleeberger surpasse toutes les autres. Ou plutôt surpassait puisque le troisième ligne canadien s’en est débarrassé en octobre 2011. Mais pas pour n’importe quelle raison. Lors de la Coupe du Monde de rugby en Nouvelle-Zélande, Kleeberger avait visité Christchurch pour y constater les dégâts causés par des tremblements de terre. Pour apporter son soutien à cette ville endeuillée, il a décidé de laisser Rick Mercer, comédien canadien, le raser devant plus de 500 personnes au profit d’une association pour la ville de Christchurch et d’une autre pour la lutte contre le cancer au Canada.  Une opération qui a rapporté près de 5000 euros. Un poil cher.

Tonga v Canada - IRB RWC 2011 Match 10

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