Dauphine Expo [#4] : Cécilia et Théophile

Théophile
Théophile

[Making of] En attendant la Dauphine Expo, proposée par le BDA en partenariat avec les Beaux Arts sur le campus de Paris Dauphine du 30 mars au 10 avril, la Plume te propose de découvrir les artistes exposés ! Retrouve-nous les mardis et dimanches jusqu’au lancement de l’exposition.

 Cécilia et le corps.

Sans titre, 2014 - Série de cinq surimpressions numériques
Sans titre, 2014 - Série de cinq surimpressions numériques

La douceur et la rondeur des créations de Cécilia, cette jeune artiste, nous envoutent. Nos yeux sont happés par son travail qui constitue à lui-seul une véritable expérience sensible. D’ailleurs, ses dessins, ses peintures, ses sculptures tout comme ses textes et ses enregistrements explicitent un rapport privilégié avec le corps humain et en particulier avec le sien. Ce lien est entretenu par une absence presque totale de couleurs laissant le soin aux matières auxquelles Cécilia donne corps d’exprimer leurs teintes naturelles. Elle réussit à créer un univers sensuel alimenté par les sciences humaines telles que la psychologie et notamment la philosophie chinoise qui occupe une place de choix dans son art. En effet, cette artiste a traversé de nombreux pays asiatiques et partira l’année prochaine pour l’Empire du Milieu dans le cadre de ses études. Elle voue au voyage un amour inconditionnel : ses périples lui offrent une perpétuelle remise en question d’elle-même et constituent une source d’inspiration inépuisable.

Après un passage par les Beaux-Arts de Nice, elle s’épanouit maintenant aux Beaux-Arts de Paris depuis trois ans. C’est l’école qui lui permet d’être une artiste comblée puisqu’elle dispose d’outils techniques essentiels au travail créatif - cours d’histoire de l’art, de modelage, de taille de pierre - mais rien ne lui est imposé. Elle satisfait son besoin de liberté et son désir d’expression. Du haut de ses vingt-trois ans, Cécilia n’est qu’au début de sa jeune carrière et a pourtant déjà participé à de nombreuses expositions. Admirez, laissez-vous transporter et libérez-vous.

Le vide de l’intérieur de ma bouche, 2012 - Sculpture en platre
Le vide de l’intérieur de ma bouche, 2012 - Sculpture en platre

 

 Théophile, une beauté spontanée

Théophile
Théophile

Pour Théophile aussi la liberté a un sens particulier dans son travail qui est fait « d’expérimentations ». Après un cursus technique centré sur les structures métalliques dans l’industrie, il se tourne vers le domaine des arts appliqués. Ainsi, son travail se présente comme une alchimie entre deux mondes qu’il a su allier. C’est essentiellement à l’aide des matériaux qui se trouvent sur son chemin et par le biais de leur recyclage qu’il donne corps à des structures verticales impressionnantes. Passant de drapés à des cordages aux airs de plage, du noir au rouille, l’artiste tente de s’approprier des éléments existants tout en leur redonnant une « parcelle de naturel et d’irrégulier ». Il transforme la matière créée et travaillée par l’Homme afin d’y retrouver quelque chose « d’irréfléchi et de spontanée ». Il réfléchit en vue d’enlever toute préméditation de son œuvre finale.

Théophile
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