« Student Ambassador » aux Doha Goals

IMG_0297 2Du 9 au 11 décembre 2013 s’est déroulée la deuxième édition du Doha Goals Forum. Ce sommet qatari innovant vise à mener une réflexion globale sur les enjeux économiques et sociaux du sport et questionne également son rôle politique et diplomatique. La Plume est allée à la rencontre de Pierre et Emeline, deux « Student Ambassadors » lors de l’événement. Les deux étudiants dauphinois passionnés de sport nous racontent leur expérience. 

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Pour commencer, pouvez-vous nous expliquer ce que sont les « Doha Goals ? » ?

Pierre : Les Doha Goals sont un forum sur le sport organisé par les qataris. Des sportifs de haut niveau, des personnalités politiques et environ quatre-cents étudiants viennent du monde entier pour débattre sur les politiques sportives et les impacts sociaux-économiques.

Pourquoi les Qataris organisent-ils ce type d’événements ?

Pierre : Cet événement est le reflet de la politique d’investissements sportifs du Qatar. Ils veulent absolument se faire connaître par le sport. Ils investissent dans une image de marque et se créent une véritable vitrine. Le but de cette stratégie est de faire venir des gens chez eux.

Pourtant, on peut noter que les médias français ont très peu parlé de l’événement…

Pierre : L’événement était très bien couvert par les médias orientaux. J’ai notamment été interviewé par Al Jazeera. Je pense qu’il n’y avait presque aucun média français car il ne s’agissait que de la deuxième édition. Pour l’instant, cela reste une belle initiative, mais faire des Doha Goals une ONG permettrait de créer un phénomène de grande ampleur.

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Quel a été votre rôle lors de ces Doha Goals ?

Pierre : Les Doha Goals sont organisés en deux parties, avec des conférences, pour les journalistes et les athlètes, et des « task forces » où les étudiants participent activement. Notre rôle d’étudiant est d’argumenter et de proposer des idées autour d’une problématique. Par exemple, nous avons dû réfléchir à la question : quel est le rôle du secteur privé dans le milieu du sport ? On se demande donc si l’unique objectif est de réaliser du profit ? Ou comment le secteur privé peut investir dans le sport ? À l’issue de ces tables rondes, il y a eu plus de quatre-cents propositions.

Et à quoi serviront ces propositions concrètement ?

Pierre : Ce sont des bases de réflexion pour les gouvernements. Mais encore une fois, elles auront plus d’impact quand les Doha Goals seront une ONG. Il y avait tout de même un membre des Nations Unis qui était présent. Et cette année, ils ont organisé le premier sommet des Ministres des Sports, sorte de « G20 des Sports », la directrice de cabinet de la Ministre des Sports française était présente.

Tout cela semble très studieux ! Vous avez fait du sport quand même ?

Emeline : La première matinée, nous avons fait un footing en compagnie de Mikaël Silvestre, un beau nom du football français. Un grand tournoi de foot a d’ailleurs été organisé auquel nous avons participé courageusement, et que nous avons gagné ! Nous n’avions pas la meilleure équipe, mais nous avions un véritable esprit de groupe et nous partagions le plaisir d’être là et de jouer ensemble ! Même Titi Camara n’a pas su nous vaincre : Pierre a arrêté son pénalty !

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Mais si vous êtes tous les deux des « passionnés » du sport, pourquoi avoir choisi Dauphine ?

Pierre : Je fais du foot depuis que je suis tout petit, j’ai atteint un très haut niveau vers l’âge de quatorze ans mais je n’ai jamais tenté de percer dans ce milieu. Quand on voit le nombre de gamins qui arrivent finalement à réaliser leur rêve, c’est effrayant. C’est un métier ultra fermé.

Emeline : Moi je fais du karaté depuis l’âge de six ans. J’ai commencé à être à un très bon niveau en 2011 puisque j’étais alors Championne de France. On m’avait proposé d’aller en sport études mais j’ai toujours fait la distinction entre passion et profession. J’apprécie ma vie d’étudiante « normale » tout en restant une grande sportive. J’ai choisi Dauphine en fonction des études que je désirais faire.

Et pensez-vous que Dauphine participe à la promotion des activités sportives ?

Emeline : Par rapport à ailleurs, c’est évident. Nous avons une diversité des sports incroyable. A Dauphine, il existe un important Service Universitaire des Activités Physiques et Sportives. Il est très rare que le sport soit autant mis en valeur dans un complexe universitaire. Ici, le sport est pris en compte dans l’épanouissement des élèves.

2optimumSi vous deviez résumer votre expérience en quelques mots…

Emeline : Notre victoire au tournoi de foot et le discours de la cérémonie de clôture avec les mots de Nelson Mandela qui rappelaient que le sport est avant tout l’occasion de tous se rassembler. Sincèrement, on parle beaucoup du Qatar, en bien et en mal, mais je n’ai pas forcément l’occasion de voyager, beaucoup de personnalités étaient présentes, c’était une vraie opportunité que je ne pouvais pas manquer !

Pierre : Les rencontres, entre étudiants et avec les sportifs. Le super état d’esprit que nous avions entre nous. La facilité avec laquelle Zico [ndlr : considéré comme l’un des meilleurs joueurs de Football de tous les temps] est venu nous saluer et signer des maillots. Je suis en Master Finance, l’événement tombait pendant ma semaine de révisions mais je ne regrette rien. C’est une occasion unique dans une vie… Bon, et un dernier souvenir très personnel : passer à la télévision après le Premier Ministre du Soudan !

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