Et on refait les matches

Et on refait les matches

par Paul de Béon

 

Retour sur la première journée de la phase de poules de l’euro

Enfin l’euro a commencé ! C’est officiel, la 14e édition de la plus prestigieuse des compétitions européennes du ballon rond a débuté le 8 juin. Les premiers matches de chaque équipe ont eu lieu, et même si il est un peu tôt pour évaluer réellement le niveau de chacune, nous pouvons tirer quelques conclusions des premières confrontations. Zoom sur les événements marquants de ces premiers jours de football.

 

Le premier match dont il faut parler est bien évidemment le match qui voyait s’affronter l’équipe de Pologne, co-organisatrice de la compétition avec l’Ukraine, et la Grèce.

Tous les espoirs d’une belle compétition étaient réunis pour ce match d’ouverture : la « fanzone » était remplie de supporters acquis à la cause polonaise, le stade était plein de spectateurs prêts à faire la fête aux côtés de leurs stars nationales.

Les Polonais ont même ouvert le score dès la 17e minute, puis tout s’est lentement effondré. Les coéquipiers du bordelais Ludovic Obraniak se sont petit à petit endormis et se sont laissés aller ; dès la 51e minute, le gardien polonais au nom imprononçable - Szczesny – a commis une erreur impardonnable sur une sortie et voilà la Grèce, pourtant réduite à 10 après l’expulsion de Phytopathologies à la 44e, qui revient dans le match en égalisant à 1-1. Et ce n’est pas fini : le Grec Salpingidis, parti dans le dos de la défense polonaise à la 70e minute, a vu son action offensive annihilée par la faute du portier polonais, logiquement expulsé par l’arbitre. Les deux équipes vont donc finir la partie à 10 contre 10, mais les Grecs pourraient bien se démarquer des Polonais grâce au penalty accordé par l’arbitre. C’était, heureusement pour les Polonais, sans compter sur Tyton, le gardien fraîchement arrivé sur la pelouse. Celui-ci a, en plongeant du bon côté, permis aux Polonais d’assurer le point du match nul. Premier match à rebondissements donc, mais franchement décevant pour les Polonais qui maîtrisaient totalement le match en première période.

Deux chocs ont eu lieu pendant ce week-end : Allemagne-Portugal et Espagne-Italie. En raison de la conjecture politique et économique actuelle, le choix de l’analyse s’est porté sur la deuxième confrontation. Mal nous en a pris puisqu’elle a été, en première mi-temps tout du moins, des plus soporifiques. Le onze espagnol, privé notamment de David Villa, n’a été qu’une pâle copie du Barça, tandis que les Italiens se sont plus illustrés pour leurs talents de comédiens que pour leur jeu, même si cela était prévisible. Mais ce n’était que la première période, car au retour des vestiaires, le jeu s’est enfin libéré.  Le coaching italien a porté ses fruits puisque juste après son entrée sur la pelouse, l’Italien Di Natale a permis à la Squadra Azzurra de mener au score (1-0, 60e minute). Fabregas, transparent en première période, a ensuite permis aux siens de revenir au score à la 64e minute. Torres, (enfin) rentré à la 70e minute, aurait même pu permettre à l’Espagne de voler cette victoire s’il avait mieux ajuster son lob. Mais cela n’aurait pas été juste au regard du match, et même si les joueurs italiens ne sont pas vraiment appréciés en France, ils méritaient amplement de prendre un point ce soir.

Autres résultats notables des premières confrontations : le carton russe face à la République Tchèque (4-1) et les victoires allemandes, croates et danoises, respectivement face au Portugal, à l’Irlande et aux Pays-Bas.

 

Et qu’en est-il de la France ? L’équipe de Laurent Blanc jouait ce lundi leur premier match, et quel match, contre l’Angleterre, redoutable outsider de cette compétition.

Une fois n’est pas coutume, deux styles de jeu se sont opposés : l’équipe d’outre-manche a opté pour un jeu résolument défensif, opérant offensivement sur des contres, tandis que les Bleus ont préférés un schéma offensif en 4-3-3, forts notamment d’éléments offensifs tels que Nasri, Benzema, Ribéry, Malouda, voire Cabaye.

Le match s’est donc logiquement déroulé avec une tenue de balle française et une défense à huit des anglais, formant deux lignes infranchissables. Les Français sont petit à petit rentrés dans leur match, ont pu enchaîner quelques actions rondement menées, mais c’est bien l’Angleterre qui ouvre le score à la 30e minute d’une tête de Lescott battant le grand Alou Diarra dans les airs. Heureusement pour nous, la réaction ne se fit pas attendre avec l’égalisation signée Nasri neuf minutes plus tard d’un tir de l’extérieur de la surface que le gardien anglais Hart n’aura pu qu’effleurer de la main.

Le score est donc de un partout à la mi-temps et ne bougera pas d’ici à la fin du match, malgré une pression continuelle et une domination nette des Français. Dommage car ils auraient pu remporter les trois points, même si ce match nul prolonge la série d’invincibilité à vingt-deux rencontres. A noter aussi la victoire de l’hôte ukrainien contre la Suède (2-1). Résultat éminemment important puisque l’Ukraine est le prochain adversaire des Bleus dans cette compétition. Il ne s’agira alors plus de prolonger la série d’invincibilité mais de retrouver la victoire en compétition officielle, la dernière remontant à la coupe du monde 2006, si les Bleus veulent atteindre les quarts de finale de cet Euro.

 

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