Football anglais, football parfait ?

Sa valeur marchande s’élevant à plus de 8 milliards d’euros pendant la saison actuelle, la Premier League est sans conteste la compétition de football la plus riche au monde, ses homologues européens ou américains se trouvant bien loin derrière.

 

C’est en 1992 que la Premier League telle que nous la connaissons voit le jour, la First Division du championnat anglais a changé plusieurs fois de nom et de format, passant de la FA Premier League à la Barclays Premier League, pour enfin devenir la Premier League. Lors de sa première saison, 22 équipes se disputaient le titre, le nombre d’équipes participantes se réduisant à 20 en 1995 sous insistance de la FIFA.

Parmi les plus sacrées d’entre elles, on retrouve essentiellement les Big Four avec Arsenal, Chelsea, Liverpool et Manchester United. Les Red Devils sont d’ailleurs les plus grands détenteurs de titres nationaux avec 20 victoires en championnat anglais, illustrant les années d’or du club, sous l’ère de Sir Alex Ferguson. Toutefois, alors même qu’elle avait atteint son paroxysme dans les années 2000, la domination de ce quatuor d’équipes n’a pas persisté. En effet, de nouveaux clubs ont su se hisser au-devant de la ligue anglaise et s’affirmer, tels que Manchester City ou encore Tottenham Hotspur.

La compétition se déroule du mois d’août au mois de mai de l’année suivante, en somme, comme toutes les autres ligues de football européennes…mais ce qui la rend spéciale est qu’elle comprend très peu de vacances ! Ces satanés anglais sont en effet bien connus pour leur rythme saisonnier très dense, qui passe outre les fêtes de fin d’année notamment, période pendant laquelle leur présence se fait le plus remarquer. Pendant les matchs, ce rythme effréné se fait également ressentir, un match de Premier League ne s’arrête réellement qu’à la fin du temps additionnel, peu importe s’il y a une domination flagrante ou pas. Les arrêts de jeu sont peu fréquents, et il est rare de voir des joueurs simuler longuement ou avoir des comportements susceptibles de ralentir le rythme. En Angleterre, c’est l’efficacité de jeu qui est prônée, au grand bonheur des supporters, qui savourent le spectacle et encouragent leurs clubs avec ferveur.

Cette ambiance dans les stades anglais met encore plus en avant la magie de ce championnat. Qui n’a jamais vibré en entendant le stade d’Anfield entamer en cœur le mythique « You will never walk alone » ? Les supporters donnent tout, aussi bien pour stimuler leurs équipes que pour faire part des sujets qui les inquiètent. Parmi eux, la hausse constante des tarifs abonnés et des prix des places pour tous les clubs, petits ou grands. La protestation augmente contre ces pratiques car les spectateurs savent que la Premier League est la ligue de football la plus lucrative, ils reprochent donc aux responsables de toujours poursuivre l’appât du gain, tirant profit de l’engouement croissant pour le football anglais.

Autre sujet préoccupant pour les supporters, le racisme flagrant parfois subi par certains joueurs lors des rencontres. Plusieurs scandales ont éclaté. Le dernier en date ? Celui concernant le joueur de Manchester City Raheem Sterling, qui, lors d’un match contre Chelsea en décembre 2018, a été interpellé par un supporter de manière agressive et hautement discriminatoire. Le jeune joueur a cependant eu une réaction mature face à cet acte, qu’il a dénoncé plus tard après le match, appelant les fans à lever la voix contre ces gestes qui rendent le spectacle et l’atmosphère moins savoureux et agréables.

Par conséquent, résoudre ces problèmes se révèle être une nécessité pour les autorités compétentes, car l’aura dégagée par le championnat anglais est incontestable. À la gloire des vainqueurs et au grand désespoir des vaincus, God Save the Premier League.

 

Fatine TAHLIL, DEGEAD 2

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