Passer de prépa à Dauphine : quels changements ?

Si la majorité des Dauphinois intègre notre établissement dès la première année, une poignée d’entre eux, fraîchement sortie de prépa, débarque en troisième année. Qui sont ces Dauphinois au parcours a-typique ? La Plume a rencontré Louis Lapeyrie, Chloé Metz, Amélie Daubresse et Timothée Depeyre, étudiants en LISS venant de prépa BL. 

Le travail : plus ou moins intense ?

Pour certains, la réponse est claire : grâce à un emploi du temps allégé, les étudiants peuvent se permettre de moins travailler. Pour d’autres en revanche, les partiels ont changé la donne ; « Ça a été la claque », confie Amélie. Pour Louis, « il faut, à nouveau apprendre des savoirs-faire propres aux modalités d’un examen. Il y a toujours un écart entre ce qu’on fait en cours, ce qu’enseigne le prof et ce que demande l’énoncé du partiel. ». Chloé en est convaincue, les dissertations de « seulement » 2 heures restent le plus dur car cette restriction ne permet pas d’approfondir le sujet, contrairement à ce qui était demandé en prépa.

L’autonomie : un atout ?

Après avoir été très encadrés en classe prépa, beaucoup d’étudiants se sont sentis « abandonnés » une fois arrivés à Dauphine. « On est moins suivi par les profs, ils nous connaissent peu et je trouve ça dommage », témoigne Timothée. Même réflexion pour Amélie : « en prépa les profs sont présents et nous aident à avancer, c’est ce qu’il me manque un peu à Dauphine ». Chloé y voit néanmoins un point positif, c’est pour elle une manière de faire mûrir les étudiants, chouchoutés par leurs profs jusqu’à présent.

L’ambiance : la liberté retrouvée ?

Amélie est ravie de ce côté-là : « Niveau ambiance, il y a un très bon esprit au sein de la classe et ça m’aide à beaucoup ! Il n’y a pas d’esprit de compétition, c’est top ! ». Cependant, un seul regret : « à Dauphine, on ne passe pas beaucoup de temps ensemble hors des horaires de cours. En prépa on faisait tout en groupe : travailler, faire du sport, sortir etc…» raconte Chloé.

Zoom sur la LISS :

La plupart des étudiants venant de prépa et ayant intégré Dauphine se trouvent dans la filière Sciences Sociales de l’université, dite « LISS ». Pour Louis, cette formation apporte beaucoup : « C’est peut-être l’une des seules formations post-concours qui permettait de garder une diversité des enseignements. Je réalise que j’ai encore de la chance de pouvoir étudier des matières très différentes tout en me réservant une sortie dans un master plus professionnalisant ». Chloé confirme : « les cours sont très intéressants, et globalement on a des profs qui sont de vrais pointures dans leur domaine.».

1 Commentaire

  1. J’ai intégré la LISS l’année dernière après une prépa BL.

    Je tiens quand même à préciser que pour moi, et pour la majorité de mes amis l’année dernière, passer de la prépa à la LISS a représenté une vraie bouffée d’air fais au niveau de la quantité de travail à fournir.

    Résultats : un investissement en cours relatif, mais énormément de temps pour les projets perso et boire des bières. Nous avons été nombreux à trouver que valider sa LISS était quand même assez facile, sachant que certains s’en tiraient avec des 12 alors qu’ils n’avaient même pas rendu leurs travaux (cf cours de Dorandeu). Franchement en s’y prenant la veille il est possible de s’en tirer avec une note entre 10 et 15, ce qui, si j’ai bien compris, est impossible dans d’autres filières comme la L3 gestion à moins d’être une énorme brute qui passe ses samedis soirs à inventer des algorithmes avec ses amis boutonneux.

    On avait une promo qui déchirait et je n’ai absolument pas ressenti ce qui est décrit dans l’article - » à Dauphine, on ne passe pas beaucoup de temps ensemble hors des horaires de cours. » - , je me suis fait de supers potes pour ma part.

    Il est possible que ça ait changé. Dauphine a durci sa politique d’une part (notes minimum etc.), et nommé une autre responsable de la LISS que Damamme d’autre part - détail qui semble avoir son importance-.

    La LISS a été pour moi l’année de la débauche et de l’insouciance, l’année du diable au corps et de la fureur de vivre, loin de la claque qui est ici décrite.

    Je souhaite un bon deuxième semestre à tous les Lissois et vous invite à profiter de cette année merveilleuse.

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