COP21 : le récap’ de la semaine

Vous n’avez pas pu y échapper, que ce soit à la télé, dans les journaux, à Dauphine ou parce que vos transports étaient pleins à craquer : les dix jours de marathon diplomatique autour de la question climatique ont commencé lundi dernier. L’occasion pour La Plume de revenir sur les moments forts du début de cette rencontre.

Jour 1 :

Plus de 150 chefs d’Etat sont présents au Bourget, chacun s’exprimant pendant trois minutes sur l’engagement de leur pays contre le dérèglement climatique. Le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius est officiellement investi président de la COP21 : « Faisons de la conférence de Paris le succès historique que le monde attend », annonce-t-il.

Le débat est centré sur la question primordiale du partage des responsabilités entre pays industrialisés, émergents et en développement. Barack Obama admet la culpabilité des Etats-Unis, qui « reconnaissent leur rôle dans la genèse du problème » du réchauffement climatique. Quant aux pays du Sud, dont le porte-parole est le président chinois Xi Jinping, ils demandent aux pays du Nord d’« assumer leurs engagements ».

Des marches et rassemblements pour réclamer un accord climatique réunissent près de 800 000 participants, selon les organisateurs. L’Etat d’urgence ne semble donc pas avoir arrêté les manifestants qui se sont donnés rendez-vous malgré l’interdiction.

Jour 2 :

Les négociations concrètes commencent enfin. Ce sont plus de 200 options et 1200 expressions qui sont soumises à discussion dans un texte d’une cinquantaine de pages.

De nombreux pays, dont les deux plus gros pollueurs Chine et Etats-Unis, estiment que les objectifs chiffrés de réduction des émissions de chaque pays ne devraient pas être légalement contraignants.

Quant aux solutions pour le continent africain, responsable de seulement 4% des émissions de gaz à effet de serre mais qui subit le réchauffement climatique de plein fouet, François Hollande promet 2 milliards d’euros d’ici à 2020 pour payer la « dette écologique que le monde doit régler à l’égard du continent africain ».

Jour 3 :

Les mots du président de la COP21 Laurent Fabius sont fermes : « il faut accélérer le processus parce qu’il nous reste beaucoup de travail. Il y a une exigence de succès qui pèse sur nous ». Parallèlement, les villes s’engagent aussi : une vingtaine de villes autour du monde, dont Paris, Athènes, Rio, Rotterdam et La Nouvelle-Orléans, s’engagent à consacrer 10% de leur budget à l’adaptation aux risques climatiques. Paris renforce son engagement en tant qu’acteur local dans l’aide aux pays du Sud et s’engage à transférer de l’argent aux Fonds vert pour le climat ; c’est la première fois qu’une ville fait cette démarche.

Jour 4 :

Une nouvelle version du projet d’accord de Paris est publiée. Le texte est réduit de quelques pages, mais il reste encore beaucoup d’options différentes, dont plus de 1400 points sur lesquels les négociateurs n’ont pas tranché. Mais le principe d’une révision régulière des engagements nationaux de réduction d’émissions de gaz à effet de serre « semble acté ».

Cependant, aucun accord n’a été conclu sur des points très importants, tels que les financements post-2020 d’aide aux pays du Sud pour faire face au dérèglement climatique.

Jour 5 :

Environ 700 maires du monde entier sont réunis à Paris, dans le but de mettre en avant les initiatives locales dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ce sommet des élus locaux organisé à l’initiative de la mairie de Paris vise à exercer une « pression positive » sur les négociations qui se tiennent encore sur le site du Bourget.

La COP21 va-t-elle déboucher sur les accords qu’elle ambitionnait de conclure ? Rendez-vous la semaine prochaine pour un récap’ de la suite et fin des négociations.

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