L’extermination des djihadistes, un crime contre l’humanité ?

Lorsqu’en 2014, s’est posée la question de l’entrée en guerre de la France contre l’État islamique (Daesh) aux côtés des États-Unis, François Hollande a alors expliqué que la France était prête à participer à la coalition « dans le respect du droit international ».

Jusqu’ici la lutte armée contre Daesh prend la forme de frappes « chirurgicales » pour retarder l’avancée des djihadistes. Pas de forces armées au sol, pas de lourdes pertes infligées du côté « ennemi ». Autrement dit, aucune action permettant d’éliminer Daesh ni même d’en arrêter la progression. Cependant, la communauté internationale ne pourra pas toujours se contenter de ce type d’actions au regard de l’absolutisme de Daesh et du poids du futur califat. Inévitablement, la question se posera de savoir jusqu’où la coalition internationale se sent prête à aller pour protéger les citoyens du monde libre :

La barbarie est-elle le seul rempart contre la barbarie ?

 

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4 Commentaires

  1. Ce titre se veut polémique, il a pour but de susciter la réflexion.
    On a voulu s’interroger sur les limites de l’action de la coalition internationale. Si les dirigeants ne se posent pas forcément la question du crime contre l’humanité, ils sont malgré tout frileux quand il s’agit de frapper lourdement les positions djihadistes.
    Nous voulons garantir notre sécurité dans le respect de nos idéaux : liberté, égalité… Des idéaux que ces hommes méprisent. On voudrait pouvoir juger ces hommes plutôt que de les tuer, les faire passer devant une Cour internationale afin qu’ils payent pour leurs crimes dans le respect de la justice que nous honorons. Mais ces hommes ne reconnaissent pas notre justice. Du fait de la vision idéologique du monde des extrémistes: vaincre ou mourir, la question se pose quant aux moyens d’assurer notre sécurité. N’y a-t-il pas d’autre solution que de les tuer ?
    Cette question est épineuse, choquante car contraire à nos idéaux : on serait obligés de tuer ceux qui ne pensent pas comme nous parce qu’ils nous menacent.

    C’est parce que l’équilibre entre valeurs et maintien de la paix est si fragile, parce que la guerre pose la question de leur compatibilité que ce sujet est si choquant pour qui a des valeurs et c’est aussi pour ça que la question mérite d’être posée, aussi polémique soit-elle.

  2. Le mot extermination semble assez fort. En effet, comment intervenir sans soit même plonger dans la barbarie ?
    Je pense que la vraie question est ailleurs : on parle ici d’abstention volontaire de porter assistance à une personne en péril car oui on parle bien de population en péril. Les divisions religieuses, culturelles et ethniques rendent cependant très difficile une intervention car celle-ci se fera au profit de qui, plusieurs groupes se battent dans la région. Les américains ont laissé en Irak un champ de ruines, faire de même n’est certainement pas envisageable.
    Maintenant, si l’on considère que Daesh a bien déclaré la guerre à la France (des véritables menaces ont été exprimé à l’encontre de pays européens), la France doit pouvoir se défendre en ciblant ses propres attaques. Nous avons «la chance» de pouvoir le faire, de viser les terroristes et d’atteindre des points stratégiques comme des entrepôts ou des camps d’entrainement.
    Il va s’en dire que toute vie qui peut être épargnée doit l’être et qu’aucune attaque contre des civiles ne peut être justifiée.

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