Les premiers partiels, dans la peau d’un L1

Les premiers partiels : une étape fatidique pour tous les étudiants de première année. Le stress, la peur de l’inconnu, que se passe-t-il dans la tête des L1 alors que la semaine de révisions approche ? J’ai essayé pour vous de décrypter les craintes, les appréhensions ou alors seulement les attentes d’une trentaine d’étudiants Dauphinois tandis que leur première session de partiels approche.

 

J’ai commencé par demander aux étudiants la première chose à laquelle ils pensaient lorsque lorsqu’ils entendaient le mot « Partiels ». Les réponses les plus courantes furent « stress » et « travail ». Il s’ensuit donc sans étonnement qu’à la question « êtes-vous anxieux par rapport à ces examens ? », la réponse fut oui à 71,9%. Premier constat : sans surprise, les L1 sont inquiets par rapport aux partiels. Mais pourquoi ?

 

La crainte de la difficulté

Il est advenu que les étudiants pensent à 69% que les partiels seront plus durs que les examens du contrôle continu. Cependant des élèves ont ajouté que la difficulté ne serait peut-être pas plus haute mais la fatigue des semaines de Noël et du nouvel an cumulée aux heures de révisions et du stress pourrait augmenter la difficulté au moment venu.

 

 

La peur de l’inconnu

Le fait que les partiels se déroulent dans un autre lieu que l’université apparait également comme un facteur de stress pour la majorité des étudiants interrogés. Un nouveau trajet, la peur de se perdre, d’arriver en retard, de ne pas connaître l’endroit, ou encore pour certains l’obligation de se lever beaucoup plus tôt que d’habitude sont notamment des éléments perturbateurs qui pourraient augmenter le stress, voire nuire aux résultats. Cependant tous les étudiants ne trouvent pas le changement de lieu très important. Hélène, une étudiante en CEJ, pense qu’il ne « faut pas voir ça comme un examen (type bac) mais comme un simple contrôle ». Et en plus d’un nouveau lieu, les élèves ne s’estiment pas assez informés sur la semaine de partiels : quels seront les critères de notations ? quelles seront les modalités d’examen ? quel est l’emploi du temps de la semaine ?

La note éliminatoire (qui est de 6 sur 20 en L1) n’apparait cependant pas comme un obstacle, les étudiants ont surtout révélé qu’ils n’y pensaient pas encore.

 

Après cette première approche, j’ai ensuite questionné les élèves sur la façon dont ils allaient se préparer pour les partiels. J’ai d’abord voulu savoir si le mythe du planning de révision parfait était envisagé par les étudiants. Plus de 50% des réponses étaient « oui mais je ne m’y tiendrai sûrement pas ». Je leur ai donc demandé comment les révisons de chacun allaient se répartir sur les trois semaines de pause pré-partiels. Environ 72% des interrogés ont répondu qu’ils répartiraient leurs révisions sur toutes les trois semaines et 19% comptent utiliser le plus possible la semaine de révisions pour être plus détendus et mieux profiter de la période des fêtes. Le fait que les partiels se déroulent après les vacances reste mal vu par de nombreux étudiants qui préféreraient profiter de leurs vacances pour se reposer le plus possible.

Pour réviser, la méthode la plus envisagée est de faire - en plus des fiches (la base de tout étudiant) - des annales, encore et encore jusqu’à s’imprégner de l’esprit partiel. Le jour J, nous ne serons ainsi pas surpris face à la longueur des sujets et aux types de questions. Hélène nous dit également que « le programme de révision est assez conséquent mais l’avantage est que, grâce aux CC - qui nous ont fait un peu souffrir, il faut le dire - on a déjà appris pas mal de choses. Il y a des cours qui seront rapides à apprendre ! ».

 

 

Pour terminer cette analyse, j’ai demandé aux L1 interrogés à quel point ils se sentaient confiants par rapport aux partiels, sur une échelle de 1 à 5. Les résultats sont les suivants : les élèves sont moyennement confiants mais la plupart d’entre eux ont une confiance de niveau 3, qui est tout à fait satisfaisante et suffisante pour partir dans de bonnes conditions aux partiels.

 

Je souhaite donc bonne chance à tous les élèves de l’Université Paris-Dauphine et de bonnes vacances studieuses.

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