Trump, l’élection qui fait débat dans le monde entier

Entre peur, espoir ou même encore opportunité, les résultats des élections présidentielles américaines ont fait réagir les chefs d’Etats et les citoyens du monde entier. Et la victoire de Trump n’a pas été perçue du même œil par tout le monde !donald_trump_august_19_2015_cropped

Mercredi dernier, malgré leurs divergences d’opinion, Barack Obama a accueilli Donald Trump à la Maison Blanche, après une campagne de soutien en faveur de son ancienne secrétaire d’Etat, Hillary Clinton. Après la présidentielle d’Obama, l’élection de Trump ouvre une période d’incertitude concernant l’avenir: malgré les nombreuses hypothèses qu’on a pu entendre ces derniers jours dans les médias, personne ne sait réellement comment sa présidence va se dérouler ? Va-t-il respecter ses promesses de campagne ou bien étaient-elles surtout des stratégies populistes ? Le futur président a en effet déjà revu certains de ses projets, comme l’Obamacare par exemple. Au delà de la politique intérieure, une chose est sûre et certaine : les relations entre les Etats-Unis et le reste du monde en seront certainement modifiées. On le voit déjà avec la différence des réactions selon les pays !

Quelques heures après les résultats de l’élection américaine, les statistiques ont enregistré un pic de recherche d’emploi des Etats-Unis vers le Canada ! Une réaction peut-être excessive, qui n’aboutira probablement pas à une vague massive de migration des Etats-Unis vers le Canada, mais qui montre néanmoins l’inquiétude de nombreux citoyens américains. Et à l’instar d’une partie de la population américaine, certains pays regrettent déjà la présidence d’Obama et redoutent celle de Trump.
Pour certains, il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour les relations entre l’Europe occidentale et les Etats-Unis. Ils craignent aussi des potentielles conséquences de l’élection américaine sur leurs prochains scrutins  : par exemple, l’Italie craint qu’elle ait une influence sur son futur référendum concernant la révision constitutionnelle et la France sur une poussée du Front National lors de ses élections présidentielles de 2017. Mais dans quelle mesure l’élection de Trump influencerait-elle les votes occidentaux ?

Les citoyens pourraient entre autre suivre le modèle de contestation américain, ou bien iraient au contraire se mobiliser pour éviter une poussée des partis populistes. Un autre exemple qui pourrait les pousser à se mobiliser à aller voter est le Brexit, dont l’issue surprise du scrutin est souvent comparée à l’élection de Trump, au même titre que le « non » au referendum sur la paix en Colombie. Selon le journal colombien El Tiempo, ces trois évènements ont un point commun : les gens ont tendance à être influencé par des propos démagogiques de ceux qui essayent d’influencer leurs votes, plutôt que de construire leur propre opinion.
Cet avis est partagé par une partie de la presse algérienne et chinoise. On peut lire dans Algérie-Focus que Trump est « un misogyne, islamophobe, raciste » et qu’il est aussi « inculte, simpliste, prétentieux et arnaqueur ». Pour l’auteur de l’article1 qui ne porte visiblement pas le nouveau président dans son cœur, hier la révolution renversait les tyrans, aujourd’hui elle les élit.

Le journal chinois Nanfang Zhoumo qualifie même l’élection de Trump d’ « une défaite de la démocratie ». Mais toute la Chine n’est pas de cet avis : certains pensent que cette situation pourrait lui être bénéfique : Trump étant contre le Partenariat transpacifique, projet d’Obama, les opposants à cet accord estiment que la Chine pourrait tirer profit de cette position de force et faire aboutir ses propositions commerciales. Et la Chine n’est pas la seule à voir en cette élection une opportunité : au Royaume-Uni, le diplomate Sim Kim Darroch a envoyé un télégramme à Donald Trump à la suite de sa victoire et pense que le nouveau président est « influençable et impressionnable ».

A l’inverse, d’autres pays se réjouissent de l’arrivée de Trump au pouvoir. La Russie bien évidemment : Vladimir Poutine ayant soutenu le nouveau président durant toute sa campagne, il souhaite sans surprise « normaliser » les relations entre les deux pays et mettre en place une « coopération constructive ». Le président Duerte des Philippines de son côté va aussi peut-être mettre son antiaméricanisme de côté pour soutenir Trump qu’il juge « comme lui » et grâce à qui il ne veut plus « s’engueuler avec les Etats-Unis ». Les relations pourraient également évoluer avec Cuba -du moins c’est ce que les opposants au régime cubain espèrent ! Ces derniers sont ravis de voir partir Obama et arriver Trump au pouvoir, dans l’espoir que ce dernier soit moins souple avec les autorités castristes. L’Algérie a également applaudi la victoire du républicain : Alger espère nouer une relation amicale avec lui qui pourrait, selon eux, permettre au pays d’améliorer leur économie pétrolière.

Mais finalement, toutes ces réactions à chaud ne peuvent pas encore prédir comment le mandat du nouveau président va évoluer. Rendez-vous le 20 janvier pour le début des nouveaux Etats-Unis !

1http://www.algerie-focus.com/2016/11/presidentielle-americaine-defait-morale/

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