Die Hard (et vite s’il-vous plaît)

Ça avait déjà un peu commencé à déconner avec le 4ème opus. Mais bon, on pardonnait car il y avait une certaine logique : quand on faisait remarquer à John McClane que détruire un hélicoptère en plein vol avec une voiture c’était légèrement abusé, celui-ci pouvait encore s’expliquer : « J’avais plus de balle ». Mais en Russie il a même pas un vélo pour se défendre ! Du coup on a quoi ? Un mec poursuivi par un hélicoptère de combat pendant 1h30 et qui pour s’échapper a une légère tendance à tomber d’étages en étages, que ça soit d’un building de Moscou ou d’un bâtiment de Tchernobyl.

A part tomber et s’en prendre plein la gueule (ce qui constitue 80% de son rôle) Bruce Willis campe toujours très bien le rôle du vieux flic mais la mise en scène trop nerveuse est symptomatique d’un cinéma qui tue l’acteur. Il n’apparait que par fragments, par instants. L’homme, dépossédé de son aura ne devient plus qu’un accessoire à l’image. Et quelle image… De l’ultra numérisation qui va de paire avec un ultra américanisme : laideurs esthétique et idéologique s’associent pour chasser un  humour (même au 3ème degré) pourtant omniprésent dans la série.

Bref, à éviter sauf pour le personnel qui s’occupe de gérer le trafic sur l’A10. Ils apprendront à déblayer les embouteillages à coup de camionnettes (la formation sera relativement simple, apparemment  il suffit de foncer dans le tas et les voitures s’envolent).

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