L’après drame : les réactions du monde

Dauphinois, Dauphinoises, et plus largement Parisiens, nous avons été fortement touchés par les événements du vendredi 13, mais qu’en est-il du reste du monde ? Quelles ont été les réactions des autres pays tant au niveau symbolique, qu’au niveau gouvernemental ?

Peu de temps après ce qu’on peut comparer à une déclaration de guerre, de nombreux pays ont témoigné leur soutien à la France. Dans un premier temps, en illuminant leurs monuments des couleurs de la nation : habillés du drapeau bleu-blanc-rouge, l’Hôtel de ville de San Francisco, la statue de l’ange de l’indépendance à Mexico, l’opéra de Sydney ou encore la tour 101 à Taipei, rayonnaient de toutes parts. Le monde était en deuil mais la toile ne cessait de se déchaîner. Comme pour Charlie Hebdo, de nombreux dessins sont apparus sur l’ensemble de nos réseaux sociaux : un Peace Paris, une Marianne en pleurs, un bateau soutenu par la phrase « Fluctuat nec mergitur ». La France a souffert mais c’est un pays porteur de valeurs que sont la paix et la démocratie, elle se relèvera.

Monuments aux couleurs de la France

Puis, des réactions plus médiatiques et politiques ont suivi. Les représentants de différentes confessions se sont manifestés : le grand imam de la mosquée Al-Azhar et le pape François ont tous deux condamné ces actes qu’ils qualifient d’inhumains et de barbares. De même, les présidents de nombreux pays tels que la Palestine, la Chine, les Etats-Unis, la Russie, et la Turquie ont immédiatement réagi sur la question en transmettant leurs condoléances et leur volonté de venir en aide.

Obama fût le premier à s’exprimer, avant même le Président de la République française.

Après l’émotion des premiers instants, de nombreux gouvernements ont mis en place des plans d’action suite aux attentats. Les pays les plus menacés, proches de la zone occupée par l’Etat islamique ou proche de la France, ont intensifié leurs mesures de sécurité. De son côté, le président Turc Recep Tayyip Ergodan a demandé à ce que la recherche d’un « consensus contre le terrorisme »  soit la priorité durant le sommet du G20.

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a demandé une réunion de comité COBRA. Il s’agit d’un comité d’urgence de crise constitué des principaux députés, les hauts fonctionnaires de la police, ainsi que les agences de renseignement et de sécurité. Une seconde réunion du comité COBRA s’est tenue sous la présidence de la ministre de l’Intérieur, Theresa May. Ainsi, les plans offensifs militaires de la Grande Bretagne en Syrie ont progressé et de nombreux soldats ont été déployés sur le sol britannique.

Si Daesh n’était pas vraiment au cœur des thèmes abordés lors du G20, il était en tout cas le sujet de toutes les conversations privées des représentants. Vladimir Poutine et Barack Obama se sont isolés pour « discuter » de la situation en Syrie et du cas de l’Etat islamique, de même pour David Cameron et Vladimir Poutine. Malgré des différends, ces poids lourds gouvernementaux s’unissent face à un danger universel. Qui sait, peut-être que cela débouchera enfin sur un accord ?

Le 15 novembre 2015, deux jours après les attaques, Vladimir Poutine et Barack Obama se sont entretenus quelques dizaines de minutes au G20, en Turquie.

Toutes ces réactions de solidarité ont entraîné la manifestation d’un sentiment d’injustice chez certains individus. En effet, une question se pose : pourquoi fait-on tant de bruit aujourd’hui, alors qu’hier, et encore maintenant, ces événements ont lieu tous les jours dans certains pays d’Afrique ? Pour les autres nations, la France est le pays des droits de l’homme : ce sont des valeurs universelles auxquelles on a voulu s’opposer. La question ne serait-elle pas plutôt : pourquoi ne pas faire de cet événement qui bouleverse la France, un mouvement solidaire visant à la destruction de Daesh et au secours des populations quotidiennement  anéanties par ces  barbares ?

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