Le Vbdo : histoire d’un sport universitaire peu commun

Le Vbdo, c’est ainsi que l’on nomme le volley à Dauphine. Avec trois titres de championnes de France et cinq qualifications en finale, le palmarès de l’équipe 1 féminine, les Ladies, est loin de laisser à désirer. Mais le volley dauphinois, c’est plus que des médailles, c’est un état d’esprit et une histoire.

L’ascension

En 2008, alors que l’équipe masculine est en échec et qu’il n’y a pas l’ombre d’une équipe féminine, Cédric est recruté comme coach. En un an, il parvient à faire remonter la pente aux garçons et monte même une équipe féminine, qui devient championne de la seconde division dès sa première année d’existence. L’année suivante, après un grand effort de recrutement, les deux équipes se classent très bien dans leurs divisions respectives, avant d’atteindre le Saint Graal un an plus tard : les championnats de France. A la surprise générale, les filles gagnent le titre de championnes là où personne ne les attendait : “Dauphine, mais c’est quoi ça ? Ils savent jouer au volley ?”. « C’était fou » se remémore Cédric « on prenait ce qui venait ».

Depuis, le titre a été remporté à deux reprises, en 2014 et en 2016, par les volleyeuses dauphinoises. Une seconde équipe, les dauphinettes, est créée en 2012 pour permettre aux nouvelles recrues d’accéder à la compétition. Aujourd’hui, l’objectif est un nouveau titre pour les Ladies, une quatrième place pour l’équipe 2 et si l’ENS faillit, une place au championnat de France pour les Boys. Le rêve ultime : un doublé filles/garçons pour le titre de champions.

Le secret de la réussite

La qualité des entraînements, pour commencer. Cédric explique : “on me critique souvent parce que j’en fais trop. Mais ce n’est pas parce qu’on est en universitaire qu’on ne doit pas faire dans la qualité. Le Vbdo, c’est les avantages du club sans les contraintes”. Cette qualité accompagne un objectif d’apprentissage. Même les débutants doivent pouvoir prendre du plaisir en jouant au volley. L’objectif est que tout le monde acquière les bases et ait l’opportunité de progresser.

La convivialité est aussi un point crucial. Sortir ensemble, débriefer des matchs devant un verre, participer à des tournois (à l’étranger aussi !) : tout cela permet de créer une vraie cohésion de groupe, entre les différentes équipes et avec ceux qui jouent en loisir.

Mais le plus important, à mes yeux de joueuse, c’est l’identité et la force des liens que l’on crée en participant à une telle expérience. Pour être allée au championnat de France deux fois et avoir fait autant de match qu’il est possible d’en faire, je peux déclarer que l’on est rarement autant impliqué émotionnellement, dans une simple activité, au cours de notre vie. Je ne suis pas la seule de cet avis : plusieurs Erasmus nous parlent toujours d’une expérience magique grâce au volley, et certains anciens disent encore que “sans le Vbdo, Dauphine, ça aurait été différent”.

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