Dauphine Jazz 2017 : un festival envoûtant

Affiche DJF

           Nous l’attendions avec impatience. C’était ce samedi 26 novembre, c’était organisé par l’Oreille pour la quatorzième édition, c’était… le Dauphine Jazz Festival !

           Originalité et qualité étaient comme toujours au rendez-vous grâce aux trois groupes d’artistes qui se sont succédés sur la «mythique» scène de l’amphi 8.

           Ishkero, jeune groupe français de fusion instrumentale, fondé en août 2014, nous a fait l’honneur d’entamer la soirée. Batterie, clavier, basse, guitare électrique… et une flûte traversière. Cet instrument, qu’on n’a pas vraiment l’habitude d’entendre dans une formation jazz, apporte une agréable touche de féérie voire d’orient - quand il est joué sans bec ni patte - qui surplombe tout le reste. Un son rendu encore plus original par l’omniprésence de la guitare électrique. Un dernier instrument a attiré notre attention : ces étranges percussions utilisées par le flûtiste que l’on appelle karkabous. Ishkero nous offre donc une musique à la croisée des genres, inspirée par le jazz mais aussi par le rock et l’orient.

Ishkero - DJF17
Ishkero - DJF17

           Notilus, projet musical né en 2015 et originaire de Strasbourg, a ensuite pris la relève. Si vous pensiez que jazz et électro était un mix impossible, alors vous vous trompiez. Notilus l’a fait et le rendu est tout simplement magique.

           On assiste, émerveillé par la modernité du son, à la confrontation entre instruments acoustiques et machines purement électroniques. Ainsi s’affrontent le trio de solistes composé d’un trombone, d’un saxophone, d’une clarinette et d’une trompette et le complexe rythmique formé par la batterie et l’ordinateur. Un côté très aérien, qui relève presque du rêve. On se prendrait même à espérer qu’un morceau de Notilus termine dans la bande son du prochain film de Nicolas Winding Refn (Drive, The Neon Demon).

           La soirée s’est finie avec Akalé Wubé, groupe français créé en 2009. Ce nom original retranscrit l’univers musical préféré de ces musiciens : le funk-jazz éthiopien des années 60 et les musiques traditionnelles d’Ethiopie. Si saxophone, basse, batterie et trompette appartiennent largement au registre jazz, le krar (instrument éthiopien proche de la lyre), les percussions et le mbira donnent un côté nettement plus africanisant aux improvisations. Nous avons d’ailleurs pu entendre une musique traditionnelle de mariage éthiopienne.

           Et pour conclure en beauté: n’oublions pas les merveilleuses pintes à 3€ - qui deviennent, hélas, de plus en plus rares à Paris. Merci l’Oreille de Dauphine !

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*