Dauphine Expo [#1] : Clément et Julien

Le bordel philosophique, acrylique sur toile, 150 x 200 cm
Le bordel philosophique, acrylique sur toile, 150 x 200 cm

[Making of] En attendant la Dauphine Expo, proposée par le BDA en partenariat avec les Beaux Arts sur le campus de Paris Dauphine du 30 mars au 10 avril, la Plume te propose de découvrir les artistes exposés ! Retrouve-nous les mardis et dimanches jusqu’au lancement de l’exposition.

Clément Denis, une mythologie du visible et de l’invisible.

Le bordel philosophique, acrylique sur toile, 150 x 200 cm

Le bordel philosophique, acrylique sur toile, 150 x 200 cm

 

Ayant grandi entre les bords de Loire et l’île de Noirmoutier, Clément s’intéresse très tôt, aux combinaisons chromatiques offertes par le paysage et l’ensemble des variétés végétales de sa région. La peinture et, plus globalement, la représentation picturale de l’espace s’imposent vivement à lui. Il souhaite déconstruire pour mieux recomposer les horizons multiples que lui offre la nature.

Dessin et peinture occupent, dès lors, une place d’importance croissante dans sa vie. Par nécessité, une pratique s’installe. Le besoin de représenter devient viscéral pour lui qui désire donner aux reconstructions de son esprit, une matière véritable. Depuis près d’un an, sa peinture suit une orientation spirituelle. Ses influences se multiplient : mythes, légendes, écrits religieux et scientifiques accompagnent sa quête de sens, tant existentielle qu’esthétique.

Lorsque nous observons avec attention les agencements divers éclairés par sa peinture, le monde paraît conserver une richesse véritable – valeur de l’énigmatique obscur et profond. Les couleurs, combinées avec justesse, délimitent ou effacent, précisent ou estompent, encadrent ou fondent les différentes entités assemblées, comme liées par mouvement unique. Une énergie circulante coagule les forces et les retenues, les boursouflures de feu, de ciel et de paysages, conférant à ces toiles une grandeur tragique.

 

Clément Denis
Clément Denis

 

Julien Renard, une œuvre résolument onirique

 

Sans nom, de Julien Renard
Julien Renard

 

 À l’âge de 16 ans, Julien commence à peindre et à dessiner. Rapidement passionné, il entre à l’école nationale supérieure des beaux arts de Paris en 2012, âgé de 20 ans. Il intègre l’atelier de James Rielly, au sein duquel il pratique la peinture et le dessin depuis maintenant trois ans. Ses influences, sont nombreuses puisqu’elles vont de la peinture allemande de Neo Rauch, Günther Förg ou encore Gerhart Richter à celle, américaine, de Forrest Bess, Paul Thek et même Matt Connors. Appréciant l’art sous toutes ses formes et affectionnant tout particulièrement la littérature, son travail, essentiellement constitué de peintures, semble définir une forme inédite, onirique et flottante, de représentation du monde.

Les références s’enchevêtrent, se tordent et se répondent à la manière des pièces d’un puzzle au sein d’un univers de correspondances, de rêvasseries poétiques et résolument élémentaires. Une vague impression de plage, de durées vides, nous enveloppe – temporalité semblable à un sourire léger sur un visage triste. Ces œuvres nous invitent à déambuler sans orientation précise, le pas lent et le regard fixant un point invisible, au loin. Mais l’humour est présent partout, bienveillant et sincère, caché à la manière d’un enfant derrière un arbre, autour de nos déplacements mélancoliques. Absurdité joyeuse, flânerie du néant, ataraxie douceâtre : un beau voyage, léger et suspendu.

Oeuvre sans nom de Julien Renard
Julien Renard

 

 

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