Pacific Rime à rien

L’histoire est simple : un kaiju (« monstre » japonais) sort d’une faille interdimensionnelle située au fond de l’océan pacifique alors on envoie un robot géant (un Jaeger) pour l’arrêter. Puis un autre kaiju sort de la faille alors on envoie encore un robot géant pour le tuer. Puis un autre kaiju sort de la faille alors… suspense… on envoie un robot géant. Puis….. Au bout de 20 ans, l’humanité (= les américains) comprennent qu’il faudrait tenter un truc un peu mieux.

Pacific Rim est le fils spirituel d’un Godzilla japonais des années 60 et d’un Transformers de Michael Bay. Un chef d’œuvre a priori. Et bien, à la surprise de tous : non. Les acteurs sont plus mauvais les uns que les autres (même Idris Elba est médiocre, c’est dire…) et l’utilisation de la caricature du geek commence doucement à être insupportable.

Ce n’est surement pas pour les dialogues ou le scénario qu’on va voir Pacific Rim. Mais le problème réside principalement dans les scènes d’action. Pour compenser la lenteur des combats par manque de fluidité de la manœuvre des Jaegers, la mise en scène est nerveuse et bondée de coupes trop sèches qui empêchent de suivre les mouvements. De la paresse ? Il n’y en a pas que dans le scénario mais aussi dans ces scènes clées. Les batailles se déroulent souvent dans l’océan pour réduire les effets spéciaux à de simples parties de corps et toujours de nuit pour qu’on ne voie rien et pour éviter de payer plus ces salauds d’intermittents éclairagistes.  (Il faut dire pour la défense des producteurs que le budget n’est que de 180 000 000$)

Stranger in the night

Pourtant, tout n’est pas à jeter. Le premier quart d’heure qui situe le contexte est excellent.  Ensuite c’est le contexte économique et politique lié à l’arrivée des kaijus, malheureusement relayé au 3em plan, qui est le plus intéressant du film.

Si vous aimez les 15 premières minutes de films que vous voulez voir un épisode de power ranger HD de plus de 2h pourquoi pas. Sinon pour de l’action, Man of Steel est toujours là.

1 Commentaire

  1. Analyse du film judicieuse, particulièrment catégoriser le film entre «Godzilla» et «Transformers».

    Même si le film n’équivaudra jamais ces deux mastodontes du cinéma, je crois qu’il faut savoir prendre un peu de recul par rapport à celui-ci et le prendre avec humour pour le savourer.

    En effet, entre les «Keiju» et les «Jaeger», la mise en scène grotesque, les personnages prévisibles, et les combats entre monstres, on est totalement replongé dans un univers de garçon de 10-12 ans, ou, in fine, les étudiants que nous sommes ont bien moyen d’en rire.

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