Start Up Days : here we go !

Si on t’avait dit qu’un jour tu pourrais créer ta Start up à Dauphine même, tu n’y aurais jamais cru. Pourtant, on finira par le comprendre, Dauphine et sa vie associative sont imprévisibles. A l’instar d’un mouvement connu et reconnu lancé par Google dit du « Start Up Weekend », Dauphine Genius te donne cette occasion.

6-7-8 Mars, 3 jours, 1 week-end, TA Start up, nous, on prend le pari… Et toi ? Décidé, encore frileux ou juste curieux, focus sur l’évènement avec Raphaël Fettaya, Président de l’association Dauphine Genius.

 Genius

La Plume : D’où viennent les Start up Days ?

Raphaël Fettaya : Les Start up Days sont largement inspirés des fameux Start Up Weekend mis en place par Google depuis maintenant plusieurs années à travers le monde. Avec l’approbation des responsables des Start Up Weekend, des associations diffusent le concept : créer une Start Up en 54 heures. C’est ainsi que plus de 3000 évènements similaires ont  vu le jour. Dauphine Genius, affilié à Dauphine, n’a pas pu reprendre cette même appellation car cette date en adéquation avec le riche calendrier associatif dauphinois entrait en conflit avec d’autres évènements du Start Up Weekend. D’où le nom de Start Up Days.

 La Plume : Comment peux-tu décrire le concept ?

RF : Pour préciser mon propos, le déroulé est le suivant. Les participants inscrits peuvent arriver avec ou sans idées de Start Up. Les porteurs de projet ont une minute pour présenter leur idée et les idées qui plaisent sont retenues. C’est ainsi que ceux venus sans idée précise peuvent décider de rejoindre une équipe et un projet. De cette manière, des groupes se forment avec pour mission commune de faire aboutir une ébauche complète de Start Up en 54 heures. L’idéal et que chaque groupe se constitue avec des profils complémentaires : un business développeur qui va déterminer la stratégie, le business model de la Start Up et penser le produit, un développeur qui sera chargé du design d’une application, du site internet rattaché, des pages de données, et un UX (User Experience) qui a pour but de penser le produit de manière à le rendre simple d’utilisation et le plus agréable possible.

Pour éviter les éparpillements, les groupes peuvent suivre un « business model canevas » qui a été conçu pour permettre aux startuppers de caractériser leur projet. Il se compose de 30 questions, nécessitant au moins 15 heures pour y répondre. Cela permet notamment de mesurer la viabilité du projet en termes d’utilisation et de budget.

Au cours de ces trois jours, des « mentors », souvent startuppers confirmés, viendront donner des conseils et guider les équipes.

Au bout des 54 heures, le dimanche, les équipes se lanceront alors dans un PITCH final, devant le jury, pour essayer de le convaincre, de toutes les manières, de la pertinence et de la stabilité de la Start Up. Le jury pour cette première édition se compose de Philippe Dapsens, Directeur de l’incubateur de Dauphine, Julien Fayet, président de Schoolab (association qui monte des programmes innovants d’innovation et d’accélération pour permettre à des équipes multidisciplinaires de concevoir des innovations pour des entreprises ou bien de monter leurs propres projets de Start Up, en France et dans la Silicon Valley) et Valérie Gérard, Manager chez RISE (Research Initiative on Social Entrepreneurship – Intitiative de recherche sur l’entrepreneuriat social).

La Plume : Un réseau de Genius est en construction, comment ce nouveau projet y participe ?

RF : Un des buts de cet évènement était aussi de pouvoir regrouper tous les Genius des autres écoles. Cela représente aujourd’hui près de 100 membres. Notre idée d’origine était de faire le plus d’évènements pour se rencontrer, parce que le meilleur moyen de tisser des liens est de construire des projets ensemble. Surtout que ce projet a déjà fait ses preuves dans de nombreux autres campus auparavant. En vérité, rester 3 jours de suite avec les mêmes personnes à travailler et retravailler une idée c’est aussi partager plein d’émotions. C’est un concept bien rodé et universellement accepté, auquel Dauphine ne pouvait plus faire exception.

La Plume : Et quel est votre objectif justement au niveau de Dauphine ?

RF : Depuis le début de l’aventure Genius, notre objectif est le même : promouvoir l’entrepreneuriat à Dauphine et en faire une université de l’innovation. Pour façonner cette image et pouvoir comparer Dauphine aux autres écoles qui insufflent fréquemment des profils de startuppers, il faut mettre en place ce type d’évènements.

La Plume : As-tu un message pour ceux qui hésitent encore à participer aux Start Up Days ?

RF : Lancez-vous et n’ayez pas peur. Si vous avez envie d’apprendre à entreprendre, le seul moyen c’est de le faire. Ne cherchez plus à apprendre à lancer une Start Up : LANCEZ UNE START UP ! Et quoi qu’il en soit, croyez-moi, vous sortirez changés du week-end, avec une vision vraiment différente de l’entreprenariat.

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