Le sens du devoir

Le sens du devoir

 

16h30, l’impatience est à son comble. Jean-Pierre, brigadier-chef de gendarmerie, et son équipe, camouflés derrière un buisson, guettent. Le vent cingle le visage de cet homme en uniforme. Il a le nez rouge. Mais qu’importe, il bravera les intempéries, il gardera son poste. Il semble d’ailleurs   ne plus pouvoir en bouger tant le froid l’engourdit. Mais à cette heure, Jean-Pierre a cette lueur dans les yeux, tellement propre à ce genre d’hommes…On perçoit alors une certaine détermination dans son regard. Le brigadier regarde la radio et demande à son collègue si la centrale leur a communiqué un nouvel ordre de mission. Il répond que non .Jean-Pierre pousse alors un grognement de soulagement et tire machinalement sur sa moustache, comme chaque fois qu’il est tendu.

17h, le brigadier et ses hommes remontent à toute vitesse dans leur voiture, la centrale a appelé, il faut foncer.C’est une question de minute, l’heure est grave, le gyrophare s’impose, au diable le code de la route et les limitations de vitesses, il faut arriver à temps.

Jean-Pierre donne un grand coup de freins à main devant le bâtiment, se gare, pas vraiment comme on devrait mais qu’importe, après tout il est policier, c’est comme pour la vitesse, une urgence mérite que l’on se dépêche. L’équipe sort de la voiture, grimpe le petit escalier 4 à 4 et ouvre la porte du bâtiment avec force.

« Pile à l’heure pour l’apéro les gars, comme tous les jours! » s’écrie le standardiste de la gendarmerie en ouvrant une bouteille de pastis.

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