Bien préparer son échange

Comemorações dos 20 anos Erasmus. Porto, 10 de Junho de 2007.

Si vous lisez cet article il y a de fortes chances que vous envisagiez de réaliser un semestre ou une année à l’étranger. Cette expérience, enrichissante tant sur le plan humain que linguistique, perdurera sans doute dans votre esprit comme la période la plus marquante de votre cycle universitaire. A condition de bien la préparer.

1-Ne laissez jamais rien au hasard

La destination choisie doit être sélectionnée avec précaution. En fonction des zones que vous demandez, prenez soin de bien vous renseigner sur les usages et coutumes des pays que vous convoitez (certains pays comme le Japon ont des mœurs opposés à nos standards européens), et surtout sur les universités proposées. La charge de travail peut différer d’un établissement à l’autre. L’objectif de l’échange étant souvent de découvrir un pays et sa société, un emploi du temps trop lourd et une quantité élevée de travail personnel peuvent rapidement venir entraver votre expérience.

Pour vous tenir informés sur ce qui vous attend dans les pays d’accueil, rien de mieux que le mur de promo (l’aide qu’on y trouve est majoritairement constructive et utile), ou encore le jeune site http://www.erasmoove.com, base de donnée regroupant des témoignages d’étudiants revenus d’échange mise à disposition par la DEE.

Des_concepteurs_ouverts_sur_le_monde_-_ECV

2-Ne trainez pas

Cette règle est selon moi la plus importante. N’attendez jamais le dernier moment pour faire votre dossier. Vérifiez la validité de votre passeport, de vos assurances, mettez vos vaccins à jour, regardez dès maintenant les pièces indispensables pour effectuer les demandes de visa en fonction des zones qui vous intéresse. L’obtention de certains documents peut être extrêmement longue (comptez en mois) et le nombre de pièces requises pour constituer vos demandes de visas ou de passeports est affolant. Soyez conscient que l’accès à certaines zones du globe peuvent vous être refusées pour des broutilles, il serait dommage que votre échange soit remis en cause suite à un oubli dans le dossier ou à un papier demandé trop tardivement.

3-Le contrat d’étude, garantie d’un échange réussi

Officiellement, le contrat d’étude doit assurer une certaine cohérence entre les cours que vous auriez dû suivre à Dauphine et ceux que vous avez choisis dans l’université d’accueil. En réalité sa conception est souvent très flexible. Si l’administration sera attentive à ce qu’un élève d’économie appliquée n’ait pas dans son emploi du temps 3 heures d’histoire du cinéma et 1 heure d’art plastique, vous pourrez toutefois aisément vous constituez un programme conciliant parfaitement soirées arrosées et pérégrinations éventuelles.
Comment faire ? Encore une fois les témoignages d’anciens élèves seront votre plus précieuse source d’information. Ils pourront vous dire quels cours sont faciles/intéressants/à éviter dans telle ou telle université, et vous permettre par ce biais de ne pas faire d’erreurs stupides. Par exemple, au Brésil, le second semestre correspond au premier semestre français. Certains cours nécessitent de ce fait des prérequis qui ont été enseigné un semestre avant l’arrivée des étudiants dauphinois, ces derniers ne sont donc pas capables de les suivre. La seule manière de connaître quels sont ces cours à éviter est de s’adresser aux anciens élèves ayant effectué leurs échanges les années précédentes.

4-Renseignez vous sur la langue

Il arrive que des élèves partent dans des pays dont ils ne maitrisent absolument pas la langue. On peut penser à l’Inde, la Russie ou encore le Brésil. Ce n’est pas un problème. Toutefois, prenez garde à intégrer une université qui propose des cours dispensés en Anglais, ou dans une langue que vous maitrisez (sauf bien sur si vous voulez tentez le pari d’apprendre à parler sur le tas). Une fois votre choix validé, il vous sera totalement impossible de penser ne serait-ce qu’à changer d’établissement. En effet, pour obtenir un visa étudiant, vous aurez besoin d’une lettre signée de votre université d’accueil. Dès lors que vous obtiendrez votre visa, il dépendra de cette université. Tout changement d’établissement entrainera l’annulation immédiate de ce dernier.

5-Prenez connaissance de la législation locale

Ça peut paraître stupide, mais ce qui est autorisé en France ne l’est pas forcément partout dans le monde. Certains pays sont plus laxistes, d’autres plus sévères, surtout en ce qui concerne la consommation d’alcool et de produits stupéfiants. Une bonne connaissance des risques et des règles vous évitera certainement quelques regrettables ennuis.

Ces 5 points ne sont évidemment pas représentatifs de l’ensemble des difficultés que vous pourriez être amené à traverser lors de votre échange. Toutefois, les prendre en compte diminue de manière significative les risques auxquels vous vous exposez. Quoi qu’il en soit et quel que soit votre lieu d’échange, aucun article ne remplacera jamais les témoignages d’élèves ayant été dans les destinations qui vous intéressent. Il est très difficile voire quasi impossible d’appréhender tous les cas de figures tellement les obstacles peuvent changer d’un pays à l’autre. Alors renseignez vous, soyez prudent mais surtout, profitez à fond !

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*