Je suis allé en Arctique

Voyager jusqu’au nord de la Norvège pour atteindre l’Arctique ? Une drôle d’idée pour de nombreux dauphinois, pourtant, chaque année, des chasseurs d’aurores polaires entreprennent ce voyage époustouflant.

La Plume a rencontré James Burrows, un passionné d’aurores boréales.

Pourquoi es-tu attiré par cette région du monde ?

Je suis personnellement attiré par cette région du monde à cause de son environnement extrême et loin de tout. C’est littéralement le sommet du monde, loin des gens, loin du tumulte des grandes villes, loin de la pollution et de la corruption. L’Arctique est unique.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Lorsque je suis allé pour la première fois en Arctique - à Abisko, Suède -, il y a un an, en janvier 2015, alors que ma petite amie et moi étions à 30 kilomètres de la ville la plus proche, nous avons eu un accident en tentant d’éviter un bloc de glace. Nous avons volé dans les airs et avons dû être transportés dans l’hôpital le plus proche… Après trois longues heures aux urgences, à peine conscient de ce qu’il se passait autour de moi, étant donné la dose affolante de médicaments qui m’avait été administrée, j’ai réussi à distinguer des aurores boréales qui se mouvaient devant de moi. Observer ce phénomène rare fût une véritable chance tout comme pouvoir me dire j’étais en vie.

Quelle est la spécificité de l’Arctique ? 

Avec sa basse température, son obscurité et ses lieux déserts, l’Arctique n’a rien à voir avec les autres lieux que j’ai pu traverser. Je pense que cette région est addictive pour celui qui aime être loin de tout et près de rien.

Certains éléments culturels t’ont-ils marqué ?

De nombreuses personnes pensent qu’à force de vivre dans une obscurité permanente, ses habitants sont froids et distants. En réalité, à Tromsø, en Norvège, les gens sont particulièrement bienveillants et chaleureux, certains laissent même leurs portes ouvertes pendant la journée, au cas où un étranger aurait besoin d’utiliser leurs toilettes !

Les locaux ont toutefois extrêmement peur du réchauffement climatique. D’après eux, ces températures sont à l’origine de nuages de plus en plus épais qui pourraient couvrir les aurores boréales.

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