DDD & NKM : retour sur le premier débat de l’année !

Ce mercredi 26 octobre, l’association Dauphine Discussion Débat organisait son premier événement de l’année. Nathalie Kosciusko-Morizet - NKM pour ceux qui ne savent ni l’écrire ni le prononcer correctement - était invitée. Candidate à la Primaire de la droite et du centre, dont les élections auront lieu en novembre, elle a présenté son programme et s’est efforcée de répondre aux questions des étudiants et du public. Vous n’avez pas pu assister au débat ? Pas de problème, La Plume est là pour vous faire un rapport. 

Après une entrée en matière un peu laborieuse (notre invitée ne semble pas très heureuse qu’on lui rappelle sa défaite face à Anne Hidalgo en 2014 pour les élections municipales de Paris), NKM a pris le micro d’une main ferme pour présenter les grandes lignes de son programme politique. Seule femme parmi les 7 candidats à la primaire de droite, elle cherche à incarner une droite de progrès, une droite qui “élargit et rassemble”, qu’elle oppose à la droite conservatrice jouant sur les angoisses de la population, incarnée par ses principaux concurrents. NKM espère ainsi plaire aux étudiants et aux jeunes, qui ont tendance à voter socialiste. Son programme se concentre donc sur des idées qu’elle considère comme absentes des débats : la santé, la sécurité, l’éducation mais surtout le numérique et la révolution qu’il va amener dans le travail.

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Comme tous ses concurrents à la primaire, NKM a une idée bien précise sur de nombreux sujets phares, comme le travail, les impôts, et surtout l’immigration.

  • Ainsi, la candidate met en avant le travail indépendant et l’entrepreneuriat, des secteurs débordants d’opportunités et qu’elle considère comme le futur du travail, contrairement au salariat.

  • NKM propose plusieurs mesures intéressantes et novatrices sur le plan fiscal. Tout d’abord, la création d’un revenu universel de 470€ par mois, afin de  réduire le coût de gestion élevé des aides sociales et de permettre aux ménages d’avoir une base de revenu sur laquelle s’appuyer. Elle cherche également à mettre en place un impôt payé par tous, et non plus par seulement la moitié des français, proportionnel au revenu. Cet impôt, symbolique pour certains avec une participation inférieure à 10 euros, permettrait de créer une cohésion nationale. NKM veut également mettre l’accent sur la transparence : elle vise la suppression des niches fiscales et propose pour cela une « flat tax », un taux unique d’impôt sur le revenu, qu’elle pense plus incitatif.

  • Elle aborde l’immigration, thème très important dans l’électorat de droite, à la faveur d’une question sur la jungle de Calais. Cette « dispersion des migrants » était selon elle inévitable pour mettre fin aux conditions de vie déplorables et inhumaines des migrants, mais il ne s’agit pas d’une solution définitive. NKM déplore la longueur et l’inefficacité des procédures administratives, qui réduisent les chances d’insertion des migrants.  Elle soutient également qu’il faut engager un « bras de fer avec le Royaume-Uni » pour trouver une solution plus durable à la cause des migrants, afin « qu’on arrête d’avoir leur frontière chez nous ». Cela sera d’autant plus difficile avec le Brexit, qu’elle considère comme « un malheur pour la société ». Elle déplore également la campagne précédant le référendum et ses conditions désastreuses, notamment les mensonges de Nigel Farage.

  • Une autre idée qui la démarque de ses concurrents : sa position sur la dépénalisation du cannabis. Elle prône en effet la dépénalisation plutôt que la légalisation, qui conduirait selon elle à un basculement des trafics vers les drogues dures. Il s’agirait ainsi de mettre en place des amendes plutôt que des condamnations, méthode utilisée aujourd’hui et assez inefficace, tout en perpétuant le message de sensibilisation des danger de la consommation de drogue, notamment pour la jeunesse.

Ce que l’on a surtout appris, c’est que NKM n’est pas fan des jeux concoctés par les membres de DDD : leur Fast and Curious ne lui a pas plu, car elle ne veut pas mettre d’étiquettes sur les gens ; compléter les phrases des médiateurs lui a tout de même permis de dire que François Hollande n’avait pas d’amis. Pas de rapport avec la question, sur les qualités du président, mais cela a eu le mérite de faire rire l’assistance ! Ce débat n’est que le premier d’une, on l’espère, longue liste. Tous les étudiants remercient Nathalie Kosciusko-Morizet de s’être déplacé et nous lui souhaitons bonne chance pour le premier tour de la primaire qui aura lieu le 20 novembre.

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